Estime de soi et confiance en soi : la différence, et comment les nourrir

On les confond souvent, et pourtant elles ne se travaillent pas de la même manière. On peut avoir confiance en ses capacités au travail et douter profondément de sa valeur. Comprendre la différence entre estime de soi et confiance en soi est la première étape pour les renforcer.
Estime de soi, confiance en soi : quelle différence ?
L'estime de soi, c'est la valeur que l'on s'accorde en tant que personne, indépendamment de ce que l'on fait. « Je mérite d'être respecté, aimé, de prendre de la place. »
La confiance en soi, c'est la croyance en sa capacité à agir, à faire face, à réussir une action. « Je suis capable de le faire. »
Une bonne estime de soi rend la confiance plus stable : on ose essayer, car un échec ne remet pas en cause ce que l'on vaut.
D'où viennent les blessures de l'estime de soi ?
L'estime de soi se construit très tôt, dans la relation. Un enfant qui se sent vu, accueilli et aimé pour ce qu'il est, et pas seulement pour ce qu'il fait, intègre peu à peu qu'il a de la valeur. À l'inverse, les critiques répétées, l'amour conditionné à la performance ou les étiquettes (« tu es timide », « tu es difficile ») peuvent laisser une trace durable. C'est l'un des thèmes de notre article sur la parentalité consciente.
Adulte, cette trace se manifeste par une voix intérieure exigeante, la peur du jugement, la difficulté à recevoir un compliment ou à dire non.
Les signes d'une estime de soi fragile
vous vous comparez souvent aux autres, rarement à votre avantage ;
vous minimisez vos réussites et ruminez vos erreurs ;
vous avez besoin de l'approbation des autres pour vous sentir bien ;
vous vous excusez souvent, même quand vous n'y êtes pour rien ;
vous repoussez vos projets par peur de ne pas être à la hauteur.
6 façons de nourrir l'estime et la confiance en soi
1. Écouter sa voix intérieure
Remarquez comment vous vous parlez. Diriez-vous la même chose à une amie ? Remplacer « je suis nulle » par « j'ai fait une erreur » change beaucoup : on distingue ce que l'on fait de ce que l'on est.
2. Reconnaître ce qui va bien
Chaque soir, notez trois choses que vous avez faites, même petites. Le cerveau retient spontanément ce qui ne va pas ; il faut l'entraîner à voir le reste.
3. Poser des limites
Chaque fois que vous respectez un de vos besoins, vous envoyez à votre corps le message que vous comptez. C'est l'un des leviers les plus puissants de l'estime de soi.
4. Agir par petits pas
La confiance se construit par l'expérience. Choisissez un petit défi, réalisez-le, constatez que vous en êtes capable. Puis un autre.
5. Revenir au corps
La posture, la respiration et l'ancrage influencent la manière dont on se sent. Se tenir debout, sentir ses appuis, respirer avant de prendre la parole : le corps peut précéder la confiance.
6. Créer sans se juger
Créer pour le plaisir, sans objectif de résultat, aide à renouer avec sa spontanéité. C'est l'un des bienfaits de l'art-thérapie.
Se faire accompagner
Quand les blessures sont anciennes, comprendre ne suffit pas toujours : le corps garde la mémoire des expériences. À Terre de Lune, au Cannet près de Cannes, nous proposons un accompagnement psycho-corporel, des ateliers d'art-thérapie et des retraites pour retrouver le contact avec sa propre valeur.
L'équipe Terre de Lune




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