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Burn-out : reconnaître les signes et se reconstruire en douceur

Photo du rédacteur: Océane Danjon
Océane Danjon
10 oct.
3 min de lecture

Fatigue qui ne passe plus, sentiment de vide, difficulté à se lever le matin pour un travail ou une vie qui avait pourtant du sens : le burn-out ne prévient pas, il s'installe. Comprendre ce qui se passe est la première étape pour sortir de l'épuisement et se reconstruire, sans se juger.

Qu'est-ce que le burn-out ?

Le burn-out, ou syndrome d'épuisement professionnel, est un état d'épuisement physique, émotionnel et mental lié à un stress chronique qui dure trop longtemps. L'Organisation mondiale de la santé le décrit à travers trois dimensions : une fatigue intense, une prise de distance ou un cynisme vis-à-vis de son activité, et un sentiment de perte d'efficacité.

Il ne touche pas que le travail. Les parents épuisés, les aidants, les personnes qui « portent tout » pour leur entourage peuvent vivre un épuisement très proche. Le point commun : donner longtemps plus que ce que l'on reçoit, sans s'autoriser à s'arrêter.

Les signes qui doivent alerter

Dans le corps

  • une fatigue qui ne disparaît ni avec le sommeil ni avec les vacances ;

  • des troubles du sommeil, des réveils nocturnes, des ruminations ;

  • des tensions, maux de dos, maux de tête ou troubles digestifs à répétition ;

  • des petites infections ou une baisse générale de forme.

Dans les émotions

  • une irritabilité inhabituelle, des larmes qui montent sans raison claire ;

  • un sentiment de vide, d'indifférence ou de détachement ;

  • de l'anxiété avant de reprendre le travail ou d'affronter la journée.

Dans la tête et le comportement

  • des difficultés de concentration, des oublis, une impression de brouillard ;

  • le sentiment de ne plus être à la hauteur, malgré les efforts ;

  • un repli sur soi, l'abandon des activités qui faisaient du bien.

Pris isolément, ces signes peuvent avoir d'autres causes. C'est leur accumulation, et leur durée, qui doivent alerter.

Comment on en arrive là

Le burn-out arrive rarement d'un coup. On décrit souvent plusieurs phases : un engagement très fort au départ, puis une période où l'on compense la fatigue en en faisant toujours plus, puis l'épuisement, quand le corps finit par dire stop.

Chez beaucoup de personnes, cette dynamique s'appuie sur des schémas anciens : avoir appris très tôt qu'il fallait être fort, ne pas déranger, être utile pour être aimé. Ces réflexes ont longtemps protégé. À un moment, ils coûtent plus qu'ils ne protègent.

Que faire quand on se reconnaît dans ces signes ?

1. Consulter un médecin

C'est la première étape, et elle est indispensable. Votre médecin traitant peut évaluer votre état, écarter d'autres causes, proposer un arrêt de travail si nécessaire et vous orienter. Le burn-out n'est pas un manque de volonté : c'est un vrai problème de santé.

2. S'autoriser à ralentir

Savoir que l'on a besoin de ralentir n'est pas encore s'autoriser à ralentir. Beaucoup de personnes épuisées continuent par culpabilité. Ralentir, c'est accepter de ne pas tout tenir pendant un temps, sans que cela dise quelque chose de votre valeur.

3. Revenir au corps

Le burn-out est aussi une coupure avec le corps : on a longtemps ignoré ses signaux. Se reconstruire passe par réapprendre à les écouter. Respirer, marcher, sentir ses appuis, remarquer la tension avant qu'elle ne devienne douleur. Des pratiques simples comme la cohérence cardiaque peuvent aider à calmer le système nerveux.

4. Comprendre ce qui vous a mené là

Une fois la phase aiguë passée, il devient possible de regarder ce qui a nourri l'épuisement : la difficulté à dire non sans culpabiliser, le besoin de tout contrôler, l'habitude de faire passer les autres avant soi. Sans ce travail, le risque est de reprendre exactement le même rythme.

5. Se faire accompagner

Un accompagnement psycho-corporel, en complément du suivi médical, permet de travailler à la fois sur ce que l'on comprend et sur ce que le corps a gardé en mémoire. L'expression créative, comme en art-thérapie, aide aussi à mettre en forme ce qui n'a pas encore de mots.

Se reconstruire, pas seulement « tenir »

Sortir d'un burn-out, ce n'est pas revenir exactement comme avant. C'est souvent l'occasion de redessiner sa manière de vivre : ses limites, son rythme, ce qui compte vraiment. Cela prend du temps, avec des hauts et des bas, et c'est normal.

À Terre de Lune, au Cannet près de Cannes, Laurence Giudicelli propose un accompagnement psycho-corporel individuel et des retraites Retour à soi pour retrouver le contact avec soi, en complément d'un suivi médical.

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin. En cas de détresse, contactez votre médecin traitant ou le 15.

L'équipe Terre de Lune

 
 
 

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