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Lâcher prise : ce que cela veut vraiment dire et comment y arriver

Photo du rédacteur: Océane Danjon
Océane Danjon
il y a 4 jours
3 min de lecture

« Il faut lâcher prise. » On l'entend souvent, comme s'il suffisait de le décider. Pourtant, plus on essaie de lâcher prise, plus on se crispe. Et si le lâcher-prise n'était pas un effort de volonté, mais quelque chose que le corps apprend peu à peu ?

Lâcher prise, ce n'est pas abandonner

Lâcher prise ne veut pas dire ne plus s'intéresser à rien, tout accepter ou renoncer à ses projets. C'est cesser de s'accrocher à ce qui ne dépend pas de nous : le comportement des autres, le passé, l'avenir que l'on voudrait garantir, l'image parfaite de soi-même.

C'est passer de « je dois tout contrôler pour être en sécurité » à « je fais ma part, et je laisse la vie faire la sienne ».

Pourquoi est-ce si difficile ?

Le besoin de contrôle n'est pas un défaut de caractère. C'est souvent une stratégie de protection apprise tôt : quand l'environnement était imprévisible, tout anticiper permettait de se sentir en sécurité. Le cerveau a gardé ce réflexe.

Résultat : même quand tout va bien, le corps reste en alerte. Les épaules restent hautes, la respiration courte, le mental tourne en boucle. On comprend qu'il faudrait lâcher, mais le système nerveux, lui, ne se sent pas encore autorisé à le faire.

Les signes que vous avez du mal à lâcher prise

  • vous ruminez des conversations passées ou des scénarios à venir ;

  • vous avez du mal à déléguer, même quand vous êtes épuisé ;

  • l'imprévu vous met très vite en tension ;

  • vous vous sentez responsable des émotions des autres ;

  • vous avez du mal à vous détendre, même en vacances.

6 pistes concrètes pour lâcher prise

1. Distinguer ce qui dépend de vous

Prenez une situation qui vous préoccupe et faites deux colonnes : ce sur quoi j'ai une prise réelle, et ce qui ne dépend pas de moi. Mettre votre énergie dans la première colonne, et seulement dans celle-là, est déjà un premier lâcher-prise.

2. Passer par le corps avant la tête

On ne se convainc pas de se détendre. On peut, en revanche, offrir au corps une expérience de détente : allonger l'expiration, relâcher la mâchoire, sentir le poids du corps sur la chaise. La cohérence cardiaque est un bon point de départ.

3. Accueillir l'émotion au lieu de la combattre

Lâcher prise ne veut pas dire ne plus rien ressentir. C'est laisser l'émotion traverser sans la nourrir : « je sens de l'inquiétude, je la laisse être là, je ne suis pas obligé d'y répondre tout de suite ».

4. Accepter l'imperfection

Le perfectionnisme est une forme de contrôle. S'autoriser un « assez bien » sur une tâche, puis constater que le monde ne s'effondre pas, apprend au corps qu'il peut relâcher.

5. Exprimer plutôt que retenir

Écrire, dessiner, bouger, mettre en forme ce qui pèse : l'expression créative permet de déposer ce qui tourne en boucle. C'est l'un des ressorts de l'art-thérapie.

6. Recommencer, sans se juger

Le lâcher-prise n'est pas un état que l'on atteint une fois pour toutes. C'est un mouvement que l'on refait. Une fois, puis une autre. Chaque fois que vous remarquez la crispation et que vous relâchez un peu, vous entraînez une nouvelle façon d'être.

Lâcher prise et retour à soi

Au fond, lâcher prise, c'est revenir à soi : sortir de la tête qui veut tout maîtriser pour retrouver le contact avec ce que l'on ressent, ici et maintenant. C'est un chemin que nous proposons à Terre de Lune, au Cannet près de Cannes, en séance psycho-corporelle, en atelier ou lors des retraites Retour à soi.

L'équipe Terre de Lune

 
 
 

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